L'Etat, le conseil régional et l'Ademe ont présenté lundi les résultats de la première étude sur la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre en Pays de la Loire. Ce que le grand public doit savoir.
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Habitat et transports énergivores La consommation annuelle d'énergie finale sur le territoire des Pays de la Loire est estimée à 7,8 millions de tonnes équivalent pétrole. Un chiffre impressionnant qui, ramené au nombre d'habitants, est proche de la moyenne nationale (2,6 t par personne). Le bâtiment (habitat et tertiaire) rassemble à lui seul près de la moitié des consommations énergétiques régionales, surtout à cause du chauffage.
L'autre secteur très énergivore est celui des transports (33 % de la consommation totale), essentiellement du fait des voitures et camions. Quant au type d'énergies utilisées, il s'agit principalement de produits pétroliers. Electricité et gaz ne représentent que 44 % du bilan global.
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Effet de serre très agricole Les Pays de la Loire émettent en une année 34 millions de tonnes équivalent Co2, c'est-à-dire de gaz à effet de serre. Le niveau d'émissions par habitant (10 t) est supérieur de 16 % à la moyenne nationale, en raison d'une agriculture très développée. Cette particularité explique aussi l'importance des émissions de gaz à effet de serre non énergétique (49 %). Les activités d'élevage et l'usage d'engrais agricoles en sont les principaux responsables. Le secteur des transports routiers est, sans surprise, l'autre gros émetteur de CO2. Géographiquement, la Loire-Atlantique, au territoire très dense, émet à peine plus de gaz à effet de serre que le Maine-et-Loire et la Vendée, départements très agricoles.
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Une évolution peu encourageante La tendance est inquiétante : la consommation d'énergie - à l'origine de plus de la moitié des émissions de CO2 - a augmenté de 32 % entre 1990 et 2006. Or, dans le même temps, la population régionale n'a progressé que de 12 %. Malgré la modernisation des véhicules et le développement des transports collectifs, le parc automobile émet par exemple chaque année davantage de gaz à effet de serre. Seul point positif, les émissions agricoles baissent légèrement depuis quinze ans. W