Coup sur coup. Un homme de 26 ans a blessé par balles un gendarme à la cuisse, lundi soir, près d'Ancenis. Quelques minutes plus tôt, l'individu était entré « en pleine crise de démence », selon le procureur Xavier Ronsin. Saisi d'une carabine 22 long rifle, il a tué son chien puis tiré en l'air chez sa compagne, à Mésanger. Quand les gendarmes ont voulu l'arrêter, il se rendait chez son père, à Saint-Herblon. L'homme a tiré une première fois de sa voiture, puis est revenu à la charge. Les gendarmes ont alors riposté, et l'ont touché au bras droit et au flanc gauche. Ses jours, comme ceux des gendarmes, ne sont toutefois pas en danger.
L'homme, qui avait récemment perdu son emploi et était « assailli de problèmes », a été interné. Son état n'a en effet pas été jugé compatible avec une garde à vue. Décrit comme « instable » par les gendarmes, il avait écopé de deux mois de prison ferme en 2006 pour avoir foncé en voiture sur un groupe de personnes. En attendant, une enquête pour « tentative de meurtre aggravé » a été ouverte.
Un autre drame, concernant toujours les gendarmes, a également été évité de peu hier après-midi. Deux jeunes ont été interpellés, après avoir roulé et doublé à 200 km/h sur la 2x2 voies Nantes-Saint-Nazaire. Au volant d'une Citroën C4 volée, ils ont aussi forcé un barrage de gendarmerie à Trignac. Les militaires ont pu s'écarter à temps, mais leur voiture en est ressortie « HS », indique une source proche de l'enquête. A Trignac, après s'être fait foncer dessus, les gendarmes ont tiré à quatre reprises avec leur arme de service. Personne n'a été blessé. Les deux passagers ont été arrêtés plus loin en deux temps. Ils étaient hier soir en garde à vue. W