JUSTICE - Le procès de Ramiz Iseni a débuté ce lundi...
Le parallèle n'a échappé à personne. Au premier jour du procès de Ramiz Iseni, de troublantes similitudes ont été relevées ce lundi entre la mort de
Sophie Gravaud en avril 2007 et le
viol d'une adolescente de 17 ans en 2004, pour lequel le père de famille bosniaque comparaît également devant la cour d'assises de Loire-Atlantique.
L'adolescente, prénommée Sophie elle aussi, aurait également été abusée dans une voiture, celle de l'intéressé, à
Saint-Brévin. Ce dernier aurait aussi tenté de l'étrangler selon une «technique très particulière», d'après les enquêteurs. Enfin, Ramiz Iseni était parti vivre, juste après les faits, un an à
Mulhouse (Haut-Rhin). Or, après la mort de Sophie Gravaud, il avait été interpellé à
Bourgoin-Jallieu (Isère), en partance pour l'Italie.
Personnalité tourmentée
Des détails qui s'ajoutent au descriptif guère flatteur de la personnalité de l'accusé. Arrivé en France en 1991, il ne s'y est jamais vraiment intégré.
Même au sein de la communauté bosniaque, où on le présente comme un «ours» asocial. «Magouilleur», «manipulateur» et «égocentrique», Ramiz Iseni est également décrit comme un «mari violent et tout-puissant» envers sa femme Bukurija, «soumise et effacée». L'homme est enfin «difficilement réadaptable», selon un psychiatre. Verdict jeudi.
Guillaume Frouin, à Nantes
Famille
Le père de Ramiz Iseni aurait été tué par un sniper serbe en 1993, lors de la guerre civile en ex-Yougoslavie.
Sa soeur aurait elle été violée toujours par des Serbes, puis internée.