Treizième édition, treize films... Le festival du cinéma italien n'a pas peur des superstitions. Et pour cause, outre-Alpes, le 13 est un chiffre porte-bonheur. A travers comédies, drames et documentaires, la programmation d'Univerciné cristallise les grands thèmes de l'actualité italienne : la difficulté de faire face à son immigration et le vieillissement de sa population ou le retour en force de la mafia. Le festival montrera aussi des films autour des estuaires. Plongée dans ses temps forts.
G Aujourd'hui Projection à 14 h de L'Orchestra di piazza Vittorio, en présence du réalisateur Agostino Ferrente. Docu-musical, le film témoigne de l'aventure de Mario Tronco. Dans un quartier multi-ethnique, considéré par certains comme un drame, ce compositeur a mis à profit la diversité culturelle avec un orchestre atypique.
G Jeudi Soirée débat autour de Mer noire. Le film évoque une « badante », sorte d'assistante familiale. D'origine roumaine, elle quitte son pays pour s'occuper d'une vieille femme dont elle doit supporter les humeurs et les colères.
G Vendredi Les rives du Pô, le plus long fleuve italien, constituent le fil rouge de la journée. Deux films de Carlo Mazzucurati : La Nuit italienne à 18 h et La juste Distance à 20 h, un thriller au coeur des marais. Le troisième, Centochiodi à 22 h 10, est considéré comme le testament spirituel d'Ermanno Olmi.
G Samedi Amour, mensonges et foot, à 22 h : la comédie de l'année autour du foot à sept, véritable phénomène de société.
G Dimanche Leçon de cinéma italien avec Jean Gili. Invité d'honneur du festival, le spécialiste présentera La Fille du lac, à 14 h, un policier aux atmosphères troubles et inquiétantes. Jean Gili fera également redécouvrir à 16 h Les Amants diaboliques, le classique de Luchino Visconti, habité une nouvelle fois par les rives du Pô. Cette adaptation du roman américain Le Facteur sonne toujours deux fois de James Cain est considéré comme le premier film néo-réaliste italien.
Jusqu'à dimanche au Katorza. De 5 à 5,80 eur.Rens. sur www.katorza.fr