Un militant régionaliste breton a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, où il était jugé pour des « menaces de mort » visant Nicolas Sarkozy. La veille du déplacement présidentiel à Batz-sur-Mer en juillet dernier, ce Nazairien de 40 ans avait été interpellé au Croisic en état d'ébriété. Il se trouvait alors à proximité d'une cabine téléphonique d'où avait été passé un appel anonyme à la gendarmerie disant « Sarkozy, demain, il est mort ».
Sur réquisitions du parquet, ce militant de l'Union démocratique bretonne (gauche autonomiste) avait alors été poursuivi en correctionnelle pour « menace de mort à l'encontre d'un élu public ». Faute de preuves, le substitut du procureur a toutefois réclamé vendredi à l'audience l'abandon des poursuites. « Ce procès a été engagé non pas en raison de la gravité des faits, mais bien de la personnalité de mon client », avait lui plaidé Etienne Boittin, l'avocat du prévenu. ■