Au total, plus 80 millions d'euros seront investis. Les dépenses les plus spectaculaires concerneront le secteur des transports : amélioration de la voirie sur les RN 165 et 171, restauration du pont de Cheviré et du périphérique nantais, entretien des ouvrages portuaires sur l'estuaire, accélération du financement des travaux de la ligne ferroviaire Nantes-Pornic et de la future ligne Nantes-Châteaubriant.
La relance devrait bénéficier aussi aux étudiants : la réalisation de logements universitaires sera accélérée à Nantes, tandis que des crédits favoriseront une transformation rapide de la fac de médecine-pharmacie et de sa bibliothèque. Un soutien sera également déclenché en faveur de l'immobilier, via un rachat de logements non commencés et une production accrue, ainsi qu'à la filière automobile et ses sous-traitants. Les financements pour rénover l'arrière de la cathédrale Saint-Pierre seront par ailleurs activés, tout comme le lancement de la deuxième phase du pôle Technocampus à Bouguenais.
«Ce n'est pas une relance, c'est du rattrapage», a réagi hier soir Jacques Auxiette, président PS du conseil régional, en expliquant que nombre des mesures annoncées figuraient de toute façon dans le contrat de plan Etat-région. Ce que l'élu espère encore? «Le conseil régional a, par exemple, budgété la construction de quatre nouveaux lycées. Nous sommes prêts : le préfet de région peut désormais accélérer les travaux. Et là, ce seraient des opérations nouvelles!»