Cela devait être fait hier matin. Finalement, le plan de sauvegarde de l'emploi de Manitou ne sera pas présenté avant le 12 janvier, le temps de « trouver une solution permettant de minimiser l'impact social », justifie le constructeur de chariots élévateurs, qui emploie 1 450 personnes à Ancenis. Plusieurs centaines de salariés se sont néanmoins rassemblés devant l'usine, pour être tenus informés de l'évolution du plan de restructuration. Une délégation a été reçue par la direction.
Manitou, véritable success story locale, subit de plein fouet le ralentissement du secteur du BTP, à l'instar de son concurrent Bobcat. Ce dernier, constructeur de chariots télescopiques, dont l'usine de fabrication emploie 350 personnes à Pontchâteau, entamait hier la première journée de six semaines de chômage partiel. Il ambitionnait pourtant de faire 30 % de croissance cette année. « Nous sommes touchés par le ralentissement du secteur, mais aussi par le manque de crédits accordés par les banques à nos clients », explique Gérard Bourguenolle, délégué syndical CFDT. Pour réduire l'impact du manque à gagner (ils ne vont toucher que 62 % de leur salaire net), les 310 salariés au chômage technique purgent donc congés, RTT et Droit individuel à la formation. En attendant des jours meilleurs.
G. F.