Le service avait défrayé la chronique en mai 2006, quand une patiente de 70 ans y avait été tuée à coups d'extincteur par un autre pensionnaire. Déjà en sous-effectifs à l'époque, le secteur 3 (quartiers Est de Nantes) de psychiatrie de l'hôpital Saint-Jacques s'apprête à perdre au 1er novembre trois de ses sept médecins. Ces trois praticiens étrangers FFI (faisant fonction d'interne) font en effet les frais du « plan de redressement » des finances du CHU de Nantes. Ils servaient pourtant de « roue de secours » depuis plusieurs années.
« La violence et l'insécurité vont augmenter, et la qualité des soins baisser car les patients seront moins vus », prédit Bruno Cassard (SUD), qui fait tourner actuellement une pétition à l'hôpital Saint-Jacques. De son côté, le chef de service a adressé un « courrier d'alarme » à la direction début octobre. Sans résultat jusque-là.