Le dossier avait été refermé en juillet par le comité de pilotage, « faute de consensus ». Le nouveau franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire a pourtant été poussé par les élus de droite, lors de la dernière session du conseil général. André Trillard (UMP), leur chef de file, a pour cela brandi un courrier collector : adressé à Matignon, il est cosigné par Philippe de Villiers (MPF), président du conseil général de Vendée et Jacques Auxiette, président (PS) de la région des Pays de la Loire et ex-maire de la Roche-sur-Yon (1977-2004). Ces deux farouches adversaires y réclament de nouvelles études, qu'ils sont « prêts à cofinancer ».
« Moi aussi, j'ai écrit deux fois à François Fillon, mais mes courriers sont restés à chaque fois sans réponse », soupire Patrick Mareschal, président (PS) du conseil général de Loire-Atlantique. Prévu pour voir le jour à Paimboeuf, le projet de franchissement de la Loire coûterait au minimum 520 millions d'euros. Les études tablaient sur 15 000 véhicules par jour à l'horizon 2025, un trafic trop bas pour intéresser les investisseurs et recueillir le soutien de l'Etat, selon le département.