MUSIQUE - On l’avait comparée à Anaïs. Finalement, il y a aussi du Philippe Chasseloup chez Thérèse...
On l’avait comparée
à Anaïs. Finalement, il y a aussi du Philippe Chasseloup chez
Thérèse. Aussi barrée que l’ex-chanteur des Jambons – l’une des figures de la scène nantaise –, cette Nantaise de 28 ans a fait montre lundi soir de ses textes mordants et jubilatoires sur la scène de la Bouche d’air, pour le festival Régions en Scène, qui met à l’honneur la scène artistique de l’Ouest.
Après avoir chanté ses déboires avec Jérôme, un ex- macho et goujat « qui mange des raviolis froids et (lui) reproche d’avoir pris du poids», Thérèse a ainsi livré un final complètement délirant sur du «punk urbain conscient engag». La bouteille d’eau qu’elle a vidée sur les quatre premiers rangs, remplis de programmateurs venus pour le festival, en atteste.
Mais la vraie bonne surprise de la soirée, c’est
Kwal, qui se produisait juste après Thérèse pour étrenner son dernier album Là où j’habite (2007). Pieds nus sur scène, cet Angevin de 30 ans scande sa poésie urbaine d’une incroyable délicatesse en mêlant sonorités hip-hop et world. Ca peut faire penser à du Grand Corps Malade, mais en plus pêchu et avec des percus, des platines, un violoncelle et des altos. C’est juste beau.
Pour les Nantais qui l’auraient loupé, sachez que
Kwal et son groupe seront de retour le 28 novembre à Vallet (Espace Champilambart). Courez-y, vous ne serez pas déçu.
A Nantes, Guillaume Frouin