MUSIQUE - Homme à femmes, homme à fans. La Bouche d'air affichait complet jeudi soir, pour la venue à Nantes de Camille Bazbaz
Homme à femmes, homme à fans. La Bouche d'air affichait complet jeudi soir, pour la venue à Nantes de
Camille Bazbaz. L'ancien organiste du groupe punk rock Le Cri de la Mouche, reconverti en reggaeman crooner, continue d'étrenner sur les scènes de France Le Bonheur fantôme, son troisième album, sorti trois ans après le carton de Sur le bout de la langue.
Torse nu et imberbe sous son veston de velours, pantalon slim assorti et inamovible casquette vissée sur sa grosse touffe, Bazbaz est resté, depuis, fidèle à son image. Ses textes sont toujours ceux d'un amant transi, même si son reggae lascif et sucré se montre parfois soudainement plus énergique. Car, sur scène, l'ami Camille ne tourne pas qu'à la camomille ; lui, c'est plutôt cognac ou whisky.
"J'en fous, j'conduis pas", se marre le dandy désabusé après une rasade à la bouteille. "J'fais des excès d'abus / Des abus d'excès / Quand j'ai, quand j'ai bu", chante-t-il par ailleurs dans la première chanson du Bonheur fantôme.
Après Nantes, Bazbaz se produit samedi soir au Chabada (Angers). Il sera à Franconville (Val d'Oise) le 18 octobre, puis à Marseille le jeudi 23 octobre dans le cadre du festival Fiesta des Suds.
De son côté, la Bouche d'air poursuit son
excellente programmation. Dans un tout autre genre, Thérèse viendra y déverser ses chansons à texte lundi 20 octobre. Cette Nantaise de 28 ans, qui évolue en solo, n'est pas sans rappeler Anaïs pour ses textes poilants - mais pas que - et sa présence sur scène. A voir absolument.
A Nantes, Guillaume Frouin