Il lui reste, au mieux, quinze jours de prison. La commission de révision des condamnations pénales, qui examinait hier la demande de mise en liberté de Loïc Sécher, un habitant de La Chapelle-Saint-Sauveur (dans l'est du département) condamné en 2003 à seize ans de réclusion criminelle, a repoussé sa décision au 13 octobre.
Incarcéré depuis six ans pour viols, tentatives de viol et agressions sexuelles sur mineure, cet ancien ouvrier agricole âgé de 47 ans réclamait la suspension de sa peine. Il a en effet toujours clamé son innocence, que ce soit aux assises, en appel ou en cassation. Mais il aura fallu un coup de théâtre en avril dernier pour que l'éventualité d'une erreur judiciaire soit réellement prise au sérieux. L'adolescente qui l'accusait a en effet écrit au parquet général pour affirmer que Loïc Sécher était « innocent et qu'elle ne supportait plus de le savoir en prison ». « J'espère que la justice ne gardera pas en détention quelqu'un qui a été innocenté par la victime », déclarait hier l'avocat du condamné. Le ministère public a demandé quant à lui le maintien en prison de Loïc Sécher, au motif que la victime était « fragile psychologiquement ».