La Clinique médicale capillaire, située avenue Camus à Nantes, a été suspendue d'exercice, hier, suite à une inspection sanitaire inopinée. L'affaire a commencé en mars dernier lorsqu'un cas de septicémie (infection générale) est survenu chez un patient ayant subi une greffe capillaire dans une clinique du centre-ville de Lyon. Une mission d'enquête mandatée par le préfet du Rhône a alors révélé « des dysfonctionnements importants dans les pratiques d'hygiène et de stérilisation ». Un groupe d'experts a également estimé que le risque d'avoir contracté une infection virale suite à la réalisation de microgreffe dans cet établissement ne pouvait être éliminé.
Prenant la mesure du problème, le ministère de la Santé a décidé de mener des inspections dans les autres cliniques appartenant au gérant lyonnais : l'une à Bordeaux, l'autre à Nantes. Installée au premier étage d'un immeuble du quartier Guist'hau, cette dernière y emploie deux salariés et y pratique des microgreffes de cheveux et épilations permanentes. « L'inspection réalisée dans cet établissement ce mardi a mis en évidence des non-conformités dans les procédures d'hygiène et de prévention de la transmission des infections bactériennes, indique la Direction générale de la santé. En attendant de connaître les conclusions définitives, nous lui imposons une fermeture temporaire. » Contactée hier, la responsable de la clinique nantaise a assuré n'être « au courant de rien ». Un numéro vert (0 800 880 700) est ouvert à l'intention des patients qui auraient des inquiétudes.