Encore une folie. Après Celtica au stade de la Beaujoire, Jean-Pierre Pichard présentera, pour la première fois en décembre, L'Interceltique au Zénith de Nantes. Un show grandiose dans un écrin adapté : « Les stades engendrent souvent des problèmes techniques liés à la météo », explique le metteur en scène. L'ex-directeur du Festival interceltique de Lorient a beau se mettre à l'abri, il sort plus que jamais le grand jeu. Sur scène se succéderont soixante danseurs et musiciens venus de tout le monde celte. Parmi eux, le sonneur de cornemuse écossais Andrew Gibbs ou la joueuse de gaïta asturienne Andrea Joglar. Mais la nouveauté de ce spectacle réside surtout dans ses images géantes projetées sur un écran de 42 m de long et de 8 m de haut.
« J'ai voulu réunir la quintessence de ce que j'ai appris, précise Jean-Pierre Pichard. A la différence de nombreuses productions, les artistes joueront en direct et l'ambiance ne sera pas créée par des lumières mais par des images de synthèse. » On verra ainsi une arrivée en hélico au-dessus de Chicago, pendant que des Irlandaises danseront au pied des immeubles. Une gigantesque planche de BD s'enroulera autour de la joueuse de gaïta Dominique Dupuis. Et surtout, le spectateur traversera les mers. L'Interceltique est une épopée onirique au fil des eaux. « Il s'agit d'une promenade entre les époques et entre les pays, de l'Amérique du Nord à l'Europe », détaille Jean-Pierre Pichard. Le spectacle devrait durer entre une heure et demie et deux heures. Et s'exporter, après Nantes, sur d'autres scènes et sans doute au-delà des frontières. A 63 ans, Jean-Pierre Pichard reste un défenseur hors-pair de la culture celtique.