Les habitués des (TER) auraient-ils - au sens propre - la tête dans le guidon ? Le nombre de plaintes et de pétitions contre la présence envahissante des vélos à bord des trains a « explosé, cette année », rapporte Philippe Berquin, le directeur régional de la SNCF délégué aux TER. De plus en plus d'usagers emportent, en effet, leur bicyclette avec eux pour se rendre de leur domicile à la gare puis de la gare à leur travail. Et, quand les emplacements qui lui sont destinés sont pleins, la petite reine a tout naturellement tendance à prendre ses aises jusque dans les couloirs... « Cela nous pose aussi des problèmes de régularité, car la montée et la descente des vélos retarde les TER », poursuit Philippe Berquin. Surtout lorsque la présence des vacanciers, comme cet été, accentue fortement le phénomène.
Pour endiguer la marée, la SNCF « déconseille », dans ses guides horaires, d'emprunter certains trains aux heures de pointe. Mais cela n'est pas toujours suffisant. « Quand certains ont des sacs ou des valises, ça devient ingérable », témoigne ainsi Delphine, 25 ans, qui emporte son vélo de Nantes à Ancenis tous les matins. « Le problème est très variable en fonction des destinations, des horaires ou de la météo », tempère un contrôleur. « Il y a régulièrement dans les trains plus de vélos que d'emplacements prévus », observe néanmoins Gilles Bontemps, vice-président (PCF) du conseil régional en charge des transports.