Après s'être installées à Paris, Lyon ou Marseille, les motos-taxis font leur apparition à Nantes. Voulant tirer profit des difficultés de la circulation, trois sociétés proposent depuis un mois et demi des courses sur des deux-roues tout confort. Le prix est compris dans une fourchette de 15 euros à 55 euros de jour, dans l'agglo. « On se faufile, on remonte certaines files. C'est très pratique aux heures de pointe quand Nantes est saturée », raconte Ludovic Lefeuvre, patron de Ludo Moto express. « C'est un moyen sûr et rapide pour être à l'heure à ses rendez-vous, assure Stéphane Léonard, à la tête d'Illicomoto, qui a investi 27 000 euros pour s'équiper d'une Honda Goldwing 1 800. Notre activité n'est pas encore très connue mais je suis sûr qu'il y a un gros potentiel ici. »
Un jugement visiblement partagé par le Football Club de Nantes, lequel lance aujourd'hui même sa propre moto-taxi. « C'est un service qui donne une bonne image du club et peut intéresser de nombreux hommes d'affaires, justifie Waldemar Kita, président du FCN. Si ça marche, on envisage d'acheter une ou deux motos supplémentaires. » Une cinquième société s'apprête à débarquer d'ici deux à trois semaines. Alternative aux taxis traditionnels, ces motos refusent en bloc l'étiquette de concurrents. « On ne travaille que sur rendez-vous avec un seul client à la fois et il nous est impossible de transporter beaucoup de bagages, argumente Stéphane. Nous essayons d'instaurer le dialogue avec les taxis. » De là à apaiser toutes les tensions... « J'ai déjà reçu des appels d'intimidation », affirme Ludovic.