EDUCATION - La mobilisation lycéenne en nette baisse...
Le flop. Bien que rentrés de vacances, seule une soixantaine de lycéens se sont rassemblés mardi en fin d’après-midi à Nantes, au pied de la tour Bretagne, pour protester contre les suppressions de postes dans l’Education nationale. L’appel avait été lancé par le
Comité d’action lycéen de Nantes.
«Je suis déçue», soupire Louma, 15 ans, élève en seconde au lycée Jean-Perrin de Rezé. «En même temps, on ne pouvait pas s’attendre à une énorme mobilisation: ce midi, pour notre AG, on était 30, alors que le lycée compte 2.000 élèves.»
S’élever contre la réforme Darcos est pourtant essentiel, à ses yeux. «On est déjà 34 en classe », explique-t-elle. «Résultat: la dernière heure de cours de la journée, personne n’est attentif. On perd comme ça pratiquement cinq heures de cours par semaine.»
Même les Renseignements généraux ne s’attendaient pas à une si faible mobilisation. «A raison de 20 élèves par lycée, on tablait sur 150 manifestants», confie un policier.
A Nantes, Guillaume Frouin