La préfecture de Loire-Atlantique s'apprête à lancer une seconde campagne de destruction pour tenter de réduire la population d'ibis sacré, un oiseau originaire d'Afrique subsaharienne, considéré comme potentiellement dangereux pour notre biodiversité.
Echappé à l'origine du parc animalier de Branferré (Morbihan) où quelques spécimens avaient été introduits en 1975, l'ibis sacré a peu à peu colonisé la côte atlantique dans les années 1990, notamment la Brière ou le lac de Grand Lieu. Il s'est si bien adapté que sa croissance a été exponentielle avec une population estimée l'an passé à 2 000 couples et plus de 5 000 individus. Seulement, le nomadisme et le comportement alimentaire opportuniste de cet oiseau chauve au bec courbe provoquent de fortes perturbations, notamment en période de reproduction, sur des espèces locales plus rares. Ce qui a poussé les spécialistes à réclamer l'intervention des pouvoirs publics. Début 2007, une première campagne de destruction avait permis d'éliminer, par tirs de carabine très encadrés, près de 270 ibis sacrés.