Près de 300 salariés du port de Nantes-Saint-Nazaire, des agents syndiqués CGT pour la plupart, ont bloqué hier les accès à la zone portuaire de Cheviré pour s'opposer au plan de relance des ports français. Cette réforme, qui prévoit notamment la privatisation d'une partie du personnel de manutention d'ici fin 2010, devrait concerner directement environ 300 salariés sur les 710 qu'emploie le port autonome. « Les entreprises de manutention n'auront pas les moyens d'intégrer l'ensemble du personnel, ce sera une hécatombe pour l'emploi, craint Yves Tual, délégué CGT du port. Le gouvernement ferait mieux d'investir massivement plutôt que de privatiser. »
« Ce plan de relance est vital pour nous moderniser et rester compétitifs au niveau européen, assure François Marendet, directeur du port. Non seulement cela se fera sans licenciement, mais cela permettra au contraire de créer des nouveaux métiers en rendant le port plus attractif. » Perturbée depuis trois semaines, l'activité portuaire tournerait actuellement à 35 % de sa capacité. Un conflit dont les conséquences économiques seraient « extrêmement graves » estime la direction.