Nantes: Le Bicloo, «une occasion fabuleuse de mettre plus de gens à vélo», se félicite Place au vélo

TRANSPORTS L’association Place au vélo soutient les nouveaux services de location annoncés par Nantes métropole, tout en restant vigilante…

Frédéric Brenon

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Un utilisateur de vélo en libre-service Bicloo à Nantes (illustration).

Un utilisateur de vélo en libre-service Bicloo à Nantes (illustration). — FABRICE ELSNER/20MINUTES

  • Place au vélo est la principale voix des cyclistes à Nantes.
  • « On a un tiers de cyclistes qui font n’importe quoi et donnent une mauvaise image des autres », regrette l’association.

Elle est, avec ses 1.350 adhérents, la principale voix des cyclistes dans l’agglomération nantaise. L’association Place au vélo porte un regard « plutôt positif » sur les nouveautés annoncées concernant Bicloo en 2018. « Etendre le périmètre et augmenter le nombre de Bicloo était nécessaire. La facilité à trouver des vélos près de soi est un argument très important », commente Annie-Claude Thiolat.

La présidente de l’association considère que les Bicloo ont été une « occasion fabuleuse de mettre plus de gens à vélo ». « Pour ceux qui n’ont pas la place de conserver un vélo chez eux, pour ceux dont l’usage est très ponctuel, le vélo partagé est une bonne chose, justifie-elle. Son arrivée a contribué à banaliser les pratiques, à considérer le vélo comme un véritable moyen de transport, même s’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. »

« L’électrique, c’est un déclencheur »

L’augmentation annoncée des tarifs peut-elle être un frein ? « Il faut faire le calcul. En comparaison des services rendus, le vélo partagé reste intéressant », estime Annie-Claude Thiolat. Ce qui l’inquiète davantage c’est la concurrence probable de systèmes de free-floating, des vélos à louer sans stations, géolocalisables avec un smartphone. « Ça risque de désorganiser les choses et de brouiller l’image des cyclistes avec des vélos stationnés de manière anarchique », craint-elle.

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Concernant la création annoncée d’un nouveau service de location de moyenne ou longue durée, doté de 70 % de bicyclettes à assistance électrique, Place au vélo accueille la nouvelle avec optimisme. « L’électrique, c’est un déclencheur, ça gomme les efforts, ça gomme les distances. Une location sur la durée peut être une bonne réponse au prix d’acquisition élevé. Elle permet de se tester avant un éventuel achat. Un vélo à assistance électrique de qualité, c’est cher. Mais s’il remplace une seconde voiture, ça devient très rentable. »

« Un tiers de cyclistes qui font n’importe quoi »

En parallèle de ces annonces, Place au vélo milite toujours pour un Code de la route « mieux respecté ». « La priorité pour accompagner le développement du vélo, c’est de faire respecter les aménagements existants [pistes, sas vélos…]. Il n’y a pas assez de prévention, pas assez de pédagogie, pas assez de verbalisation », clame Annie-Claude Thiolat.

Un message qui vise autant les automobilistes que les cyclistes eux-mêmes. « On a un tiers de cyclistes qui font n’importe quoi et donnent une mauvaise image des autres », regrette-elle. L’association réclame également davantage de stationnements vélos, en particulier en centre-ville historique de Nantes. « Il y a une attente forte sur ce dossier. A certains endroits, ils sont surchargés ou occupés par des deux-roues motorisés. »