• Syndicats de salariés et organisations patronales ont trouvé un accord pour les ouvertures dominicales de 2018, 2019 et 2020.
  • Ce nouvel accord autorise l'ouverture deux dimanches avant Noël pour les boutiques de centre-villes, un dimanche avant Noël pour les enseignes de périphérie.
  • Tous les magasins pourront, en plus, ouvrir un dimanche supplémentaire dans l'année, par exemple pour les soldes.

Depuis 2014, un accord entre élus, commerçants et représentants de salariés autorise l’ouverture des commerces de centre-villes et centre-bourgs de Nantes métropole les deux dimanches précédant Noël. En 2017, l’accord va plus loin puisque les enseignes situées en périphérie auront, elles aussi, l’autorisation d’ouvrir, un seul dimanche avant les fêtes (le 24 décembre).

Ce nouveau dispositif sera reconduit pour les trois prochaines années (2018, 2019, 2020), annoncent ce mercredi les syndicats et la chambre de commerce et d'industrie (CCI). Il sera même élargi à un troisième dimanche (périphérie incluse), à un autre moment de l’année.

Ouverture pour les soldes du 14 janvier

« Avant Noël, il y aura un dimanche pour tout le monde et un dimanche réservé aux centre-villes et centre-bourgs, résume Jean-Luc Cadio, président de la confédération des PME (CGPME) de Loire-Atlantique. On a également ajouté la possibilité d’ouvrir un troisième dimanche, par exemple pour les soldes ou le Black friday, à négocier chaque année. Pour 2018, ce sera le 14 janvier. » « Les discussions n’ont pas été faciles mais elles ont abouti à un compromis intelligent. Il offre de la visibilité à tout le monde », complète Franck Truong, secrétaire général de la CFDT.

>> A lire aussi : Un site Internet et une plateforme téléphonique pour aider les entrepreneurs

Cet accord pour trois ans suppose, comme par le passé, que les salariés soient volontaires, qu’ils bénéficient d’une rémunération majorée et d’heures de récupération. Il suppose aussi que l’ensemble des magasins respecte ce qui avait été convenu pour 2017. Et c’est là que ça coince.

Une demi-douzaine d’enseignes de la zone Atlantis (Boulanger et des commerces vestimentaires) réfléchissent sérieusement à ouvrir leurs portes le 17 décembre prochain, date supposée réservée aux boutiques de centre-ville. D’un point de vue réglementaire, elles en ont le droit, la ville de Saint-Herblain ayant (par erreur dit-elle) autorisé l’ensemble de ses commerces à ouvrir le 17 et le 24 décembre.

« Les frondeurs ont une responsabilité lourde »

Mais les syndicats ne l’entendent pas de cette oreille. Et menacent d’annuler l’accord 2018-2020 si ces enseignes n’en font qu’à leur tête le 17 décembre. « Si on signe des règles et qu’on ne les respecte pas, on passe tous pour des cons. Les frondeurs ont une responsabilité lourde », prévient Pascal Priou, secrétaire de l’UNSA 44.

« Si chacun ouvre dans son coin, le client ne va plus rien comprendre. Il faut que tous les commerçants s’en tiennent à ce qui a été signé collectivement », abonde Hugues Frioux, secrétaire de la CCI.

« Cet accord sur trois ans (2018, 2019, 2020) est une avancée importante qui donne de la lisibilité à tous les acteurs. Je demande naturellement, pour que cet accord triennal puisse être mis en œuvre, que l’ensemble des enseignes commerciales respectent l’accord et les règles collectives fixés pour 2017 », insiste Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole.