Loire-Atlantique: Plus de 65.000 femmes victimes de violences chaque année

SOCIETE L'Observatoire des violences faites aux femmes dévoile ses premières données...

F.B.

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Chaque année en France, 201.000 femmes subissent les violences, physiques ou sexuelles, de leur compagnon. En 2012, 148 en sont mortes. Photo d'illustration.

Chaque année en France, 201.000 femmes subissent les violences, physiques ou sexuelles, de leur compagnon. En 2012, 148 en sont mortes. Photo d'illustration. — A. GELEBART/20 MINUTES

En Loire-Atlantique, 65.000 femmes de 20-59 ans, soit une sur cinq, sont victimes de violences dans l’espace public chaque année. L’insulte est la violence la plus fréquente (7 % en ont été victimes plusieurs fois en un an), devant l’exhibition, les vols, les attouchements, les menaces, la brutalité, ou le viol. C’est l’une des premières données marquantes de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes, créé il y a un an à l’initiative du conseil départemental et de l’Etat.

Autre chiffre marquant : on estime que 60.900 femmes ont subi au moins une forme de violence sexuelle au cours de leur existence. Plus de 1.200 sont victimes de viols et/ou tentatives de viols chaque année. La majorité était mineure au moment des faits.

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L’observatoire dévoile aussi des données inquiétantes concernant les violences conjugales : 4.600 femmes sont victimes de violences au sein du couple (physiques et/ou sexuelles) par an. Pas moins de 3.000 enfants vivent dans un ménage dans lequel la femme a été victime de violences conjugales, 2.000 vivent dans un ménage où les violences sont répétées. Une femme victime sur deux n’entreprend aucune démarche.

Des mesures pour 2018

Dans ce contexte, le conseil départemental de Loire-Atlantique a annoncé qu’il allait doubler (de 100.000 euros à 200.000 euros) en 2018 son aide aux associations qui œuvrent en direction des femmes victimes.

Il prévoit aussi de « mobiliser ses partenaires pour créer de nouvelles places d’accueil » pour la mise à l’abri des victimes, « renforcer les actions de formation à destination des professionnels », augmenter ses formations à la citoyenneté dans les collèges et « lancer une campagne de sensibilisation auprès des habitants ».