Après des salles de cours de la faculté de lettres, un autre bâtiment universitaire a été réquisitionné dimanche soir par des étudiants et militants réclamant des solutions d’hébergement pour les jeunes migrants. Il s’agit du château du Tertre, un bâtiment abritant des services universitaires mais inutilisé depuis plusieurs semaines dans l’attente de travaux de réhabilitation.

La présidence de l’université, qui confirme cette occupation, n’a pas encore réagi officiellement.

Cinq nuits dans de salles de cours

Une cinquantaine de migrants, se présentant comme mineurs le plus souvent, dorment depuis cinq nuits au sous-sol du bâtiment de la Censive de la faculté de lettres. Soutenus par des étudiants et militants associatifs, ils disposent de duvets, matelas et nourriture apportés par le « réseau de solidarité ». « Notre action vise à interpeller tous les pouvoirs publics. Une solution doit être trouvée pour ces jeunes », justifie William, un étudiant.

Le président de l’université, Olivier Laboux, n’a pas souhaité réclamer leur expulsion mais considère néanmoins que « l’université n’est pas un lieu adapté pour répondre à la question de l’hébergement et de l’accueil de personnes en situation d’urgence ». « Rapidement, une solution collective devra être trouvée », insistait-il jeudi.

Il y a une semaine, c’est l’ancienne école des Beaux-arts (vide depuis la rentrée) de Nantes qui avait été occupée dans la nuit de samedi à dimanche. Ses quarante occupants avaient finalement été expulsés dimanche après-midi par 150 policiers. Une intervention qui avait choqué de nombreuses personnes.