• Matthieu Ong a évolué deux ans au HBC Nantes, de 2010 à 2012.
  • Ce mercredi soir à 20 h 30, à la Trocardière, avec Aix, il retrouve son ancienne formation.

Pour lui, « c’est toujours un plaisir ». Matthieu Ong (25 ans), ailier du club d’Aix (3e de LNH), fait son retour à Nantes, ce mercredi soir, pour affronter le HBCN (6e). L’ailier gauche a évolué deux ans sur les bords de l’Erdre, de 2010 à 2012. Le « H » ne lui a rien proposé à l’issue de ses deux années, mais Ong n’en veut pas pour autant aux dirigeants du club nantais. Entretien avec un garçon spontané.

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Que gardez-vous de votre expérience nantaise [il a joué deux ans en réserve en N2] ?

Je me suis régalé avec la génération Camarero, Damiens, Roche ou encore Nyateu. C’est la première fois que je quittais mon sud natal. Cela m’a fait tout drôle quand j’ai vu autant de pluie. J’étais le petit sudiste avec mon parapluie et mes bottes. J’avais tout le temps froid. J’ai eu un super coach, Grégory Cojean [entraîneur de la réserve] avec qui j’ai appris énormément. Ce n’était pas un club star à l’époque… J’ai appris la rigueur là-bas. J’étais un peu fantasque quand je suis arrivé. Je faisais des roucoulettes etc... On m’a appris à être sobre. On m’a dit : " Ici, il n’y a pas de caméras !"

Pourquoi n’avez-vous jamais eu votre chance en pro à Nantes ?

A mon poste en pro, il y avait Valero Rivera. Et en plus, le coach Thierry Anti prenait toujours un seul ailier gauche dans le groupe. C’était donc Valero ou Valero (rires). J’ai pris tout ce que j’avais à prendre là-bas.

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Y a-t-il un sentiment de revanche ?

Absolument pas. Je n’ai aucune animosité vis-à-vis du "H". Je n’avais pas le niveau. J’ai progressé plus tard à Aix. J’étais triste de partir de Nantes, mais je ne me faisais pas d’illusions car Valero à mon poste était au top ! Et puis, j’ai eu cette proposition de mon club de cœur Aix : une année en réserve (N3) puis deux ans pro. C’est mon père [son agent et agent très connu] qui m’a annoncé que Nantes ne me prolongeait pas. Mais, Gregory Cojean me l’avait plus ou moins déjà dit.

Vous arrivez à Aix et là, rapidement, vous affrontez Nantes. Racontez-nous…

Oui, le titulaire au poste d’ailier gauche était blessé. J’ai dû jouer contre Nantes au palais des sports de Beaulieu. J’étais dans un stress fou. J’ai eu près d’une dizaine de ballons-décalage à l’aile… J’ai quasiment tout manqué. Je me souviens que j’avais Arnaud Siffert face à moi. Je n’avais fait que des cagades. On avait pris une branlée de 17 buts [34-17 en octobre 2012]. Ma pire valise. J’avais dû faire un 2/7 [2/8 en réalité]. Mais, j’ai beaucoup appris de ce match.

Comment jugez-vous l’évolution du club nantais ?

Ce club a explosé en quelques années. Gros public, résultats sportifs, budget en hausse. Le "H" club est parti de rien et est aujourd’hui un exemple à suivre en France. Nantes est juste derrière Paris, qui a une profondeur de banc plus importante et qui peut donc jouer plus facilement sur tous les tableaux, mais à égalité avec Montpellier.

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