Le LC Club, c’est fini! La plus grosse boîte de Nantes devient le Warehouse

VIE NOCTURNE Ce nouveau lieu, qui se présente davantage comme une salle de spectacles qu'une discothèque, ouvre ses portes vendredi...

Julie Urbach

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Philippe Bernard, Simon Boisson et Quentin Schneider, trois des quatres nouveaux gérants du lieu

Philippe Bernard, Simon Boisson et Quentin Schneider, trois des quatres nouveaux gérants du lieu — J. Urbach/ 20 minutes

  • Dix ans après son inaugauration, le LC Club, au Hangar à Bananes, a fermé ses portes au mois de juillet.
  • La célèbre boîte de nuit laisse place au Warehouse, géré par quatre Nantais qui souhaitent faire évoluer le lieu.

Les fêtards et habitués du Hangar à Bananes l’ont sûrement remarqué : après dix ans à les faire danser, le LC Club a fermé définitivement ses portes en juillet dernier. Mais le plus gros club de Nantes (3.500 m2, pour une capacité d'autant de personnes), voire de l’Ouest, ne sera pas resté vide très longtemps.

Vendredi (et même ce mercredi soir, mais c’est privé), le lieu rallume le son avec un nouveau nom, une nouvelle équipe, et un nouveau concept. Car il ne faudra pas l’appeler « discothèque ». Le Warehouse se présente comme « une nouvelle salle de spectacles, qui ferme à 7h du matin ». On l’a visité !

Quatre Nantais aux manettes

C’est à une équipe de Nantais, dont deux DJs, que l’emblématique patron Philippe Clément a vendu son affaire (mais on ne saura pas le prix). Les quatre amis, qui connaissent bien le LC Club, veulent le « faire évoluer », quitte à le « bousculer ». « L’idée est que les gens viennent vraiment pour la musique et pas juste pour draguer, boire un verre ou faire la fête, explique Quentin Schneider, 28 ans. On attend un public motivé, pour qu’une vraie énergie se dégage sur le dancefloor. »

Une programmation éclectique

Du coup, le paquet est mis sur la programmation. La liste alléchante de ceux qui nous feront bouger d’ici au mois de décembre (Sam Paganini, Charlotte de Witte…) est déjà sortie. « La musique sera électronique et éclectique, détaille Philippe Bernard, l’un des cogérants. Il y aura de la techno, de la house, de la trance… mais aussi du hip-hop, le tout de qualité. »

En plus des Tonus étudiants du jeudi (rebaptisés les Campus), des soirées du week-end, le Warehouse proposera aussi des concerts en semaine. Première grosse date le 25 octobre avec la venue du rappeur Damso, le protégé de Booba.

Préventes et cashless

Comme à Stereolux ou au Zénith, auxquels les gérants aiment à se comparer, un maximum de billets (voire l’intégralité) seront délivrés en prévente. « On aimerait que les gens viennent de loin, que la salle rayonne sur toute la région », espèrent-ils. Autre nouveauté, le système cashless sera en vigueur (paiement dématérialisé grâce à une carte à recharger) pour davantage de sécurité et « limiter l’attente au bar ». D’ailleurs, pour dissiper l’image boîte de nuit, l’équipe annonce avoir baissé le prix des consos. « Le vodka redbull à 13 euros, c’est fini ! »

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Un lieu reconfiguré

Les premiers à venir fouler la piste de danse vendredi et samedi (28 DJs de la scène nantaise seront à l’honneur) pourront constater quelques petits changements. D’abord, la scène a été déplacée et le grand bar a reculé. Le vestiaire a déménagé et murs et plafond ont été repeints en noir. « Mais surtout, tout l’équipement technique a été changé, se félicite Quentin Schneider. Niveau son et éclairages, c’est digne d’une vraie salle de concert. » Le tout orchestré par le directeur artistique des lieux Simon Boisson, qui complète la liste des cogérants avec Emmanuel Boulanger.

L’intégralité du personnel, une trentaine de salariés, a été renouvelé. « Il n’y aura plus de videurs, mais une équipe de sécurité avec des personnes chargées de l’accueil, qui ne règlent pas les problèmes avec leurs muscles ! »

Le Hangar à bananes (illustration)
Le Hangar à bananes (illustration) - JS EVRARD/SIPA

D’autres changements à venir

« Mais le projet final, d’ici un an, est l’ouverture d’une troisième salle », indique Philippe Bernard. « Nous allons aussi transformer l’étage en "espace privilège", pour attirer une autre clientèle qui ne souhaite pas forcément rester toute la soirée dans la fosse ». Le Warehouse pourra aussi ouvrir en journée pour des opérations commerciales ou associatives. A l’extérieur, la sandwicherie sera modernisée et devrait être ouverte à des horaires élargis.