Déjà condamné pour un viol et des violences, il risque théoriquement la prison à perpétuité. Didier S., un « délinquant chevronné » de 35 ans, est jugé depuis hier aux assises de Loire-Atlantique pour le braquage raté de la Société générale du boulevard Michelet, en juillet 2005. Un lundi matin, jour de fermeture de l'agence, lui et deux complices avaient attaqué au pistolet automatique un employé, venu réparer le distributeur de billets qu'ils venaient d'enrayer. L'alarme s'étant mise en route, les policiers avaient rappliqué toutes sirènes hurlantes, et les braqueurs avaient pris la fuite à pied, bredouilles. L'accusé, arrêté « essoufflé et en sueur » dans un jardin voisin, n'a jamais livré ses complices.
« Nous avons manifestement affaire à une équipe parisienne, est convaincu Vincent Le Beguec, patron de la PJ nantaise, appelé hier à témoigner. Ils auraient choisi une autre banque s'ils avaient su que le commissariat central était si près. » Waldeck-Rousseau se trouve en effet à 900 m de la Société générale... Verdict aujourd'hui.