« Il est impossible que la présidence bascule. En 2011, ce sera une autre affaire. » André Trillard (UMP), chef de file de l'opposition de droite au conseil général, ne se fait pas trop d'illusions. Sauf énorme surprise, le président (PS), Patrick Mareschal, qui remettra son poste en jeu après ce renouvellement partiel, ne devrait pas perdre sa majorité. Mieux : de trente-cinq cantons, la gauche espère passer à « au moins quarante », selon lui.
« Vous partez tous avec un acquis : beaucoup d'innovations ont été apportées dans les politiques sociales, et un programme de construction de collèges sans précédent a été lancé », avait rappelé Patrick Mareschal aux candidats PS, Verts, PC et divers gauche le 24 janvier lors de la présentation de leur liste commune.
A droite, on porte pourtant « d'énormes réserves » sur la politique sociale de l'équipe Mareschal. Il y a eu un « laxisme total » sur la gestion du RMI, dénonce André Trillard, et le traitement du handicap et de la grande dépendance a été « catastrophique ». Dans ces conditions, l'opposition entretient un « espoir raisonnable » à Nozay et Guérande, où Gilles Philippot (DVG) et René Leroux (PS) ont suppléé en cours de mandat leurs prédécesseurs décédés.
La droite regarde également « avec intérêt » le canton de Nantes-2 (Saint-Donatien-Malakoff), où l'adjointe au maire de Nantes Michelle Meunier (PS) se représente, et où le MoDem ne présente pas de candidat. Le parti de François Bayrou a en revanche placé ses pions dans douze autres cantons, dont les quartiers Zola-Mellinet (Nantes-4) et Erdre-Beaujoire (Nantes-8).