Les vingt collectivités locales soutenant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’impatientent et s’inquiètent. Ce jeudi, elles ont écrit au Premier ministre Edouard Philippe pour lui réclamer de prolonger une bonne fois pour toutes la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet, comme il s’y était engagé devant les élus lors d’une réunion à Matignon le 6 juin. La DUP deviendra en effet caduque le 9 février 2018 si aucun chantier n’a été commencé.

« Nous jugerons sur les actes »

« Le transfert de l’aéroport a déjà été validé par une déclaration d’utilité publique, 178 décisions de justice et le vote des citoyens. L’enjeu est de faire respecter la démocratie et de faire exécuter les décisions de justice. C’est bien sur les actes que nous jugerons de la réelle volonté du gouvernement et du président de la République de transformer le pays », martèle Bruno Retailleau, président de la région Pays de la Loire et président du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA).

La médiation ne leur plaît pas

Les collectivités critiquent par ailleurs à nouveau l’annonce d’une médiation dont le but sera d’apaiser les tensions avec les opposants au projet. Elles croient en effet savoir que d’anciens élus membres de l’Acipa, la principale association d’opposants, participent aux ateliers contradictoires face à la DGAC.

« L’Etat ne peut cautionner la présence de personnes qui soutiennent l’occupation illégale de la Zad, appellent aux sabotages et même à l’opposition physique aux forces de l’ordre », s’agace Bruno Retailleau.

Le 26 juin 2016, via une consultation locale, les habitants de Loire-Atlantique s’étaient prononcés en faveur du transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes (55,17 % pour le Oui, 44,83 % pour le Non).