Outre les amendes, le tribunal a condamné les Chantiers de l'Atlantique et Endel à payer plus de 10 millions d'euros (dont quatre ont déjà été versés) aux parties civiles. «Ce sont des sommes très importantes», analyse un magistrat nazairien. «En ce sens, ce jugement va très loin dans le sens des victimes. Pour la première fois en dehors d'une catastrophe aérienne, on reconnaît un "préjudice permanent exceptionnel" d'angoisse, pour signifier que "ce que vous avez subi dépasse l'horreur habituelle".»
Les survivants vont ainsi recevoir 50.000 euros, payées solidairement par les deux entreprises. Les héritiers des victimes décédées recevront elles 15.000 euros, au motif que l'«angoisse permanente» de celles-ci a été abrégée.