Honnêtement, il ne «s'attendait pas» à une telle décision. Cette dernière est «courageuse», selon lui. L'avocat de la société Endel, qui avait conçu la passerelle défectueuse, s'est «réjoui» du jugement du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.
«Il n'y a aucun mépris pour les victimes», a insisté Thierry Dalmasso. «Je peux comprendre leur douleur: elles ont besoin d'identifier un coupable. Mais faut-il toujours un coupable? Dans l'industrie, il y a collectivisation du risque. Or les deux entreprises personnalisent cette collectivisation», analyse l'avocat. «C'est une décision en toute cohérence avec la loi Fauchon», a confirmé de son côté Patrick Maison-neuve, qui défendait les intérêts des Chantiers de l'Atlantique dans l'affaire.