C'est le coup d'envoi officiel du projet. Le décret d'utilité publique du futur aéroport interrégional, à Notre-Dame-des-Landes, a été publié hier au Journal officiel. L'équipement « permettra de supprimer les survols de l'agglomération de Nantes à basse altitude », a argumenté dans un communiqué le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Outre « l'optimisation des trajectoires aériennes » et « des mesures en faveur de la qualité de l'eau et de l'air », l'équipement répondra « aux normes de Haute Qualité environnementale », insiste le ministère, et il sera « desservi en transports collectifs dès son ouverture ».
Les détracteurs du futur aéroport n'entendent pas pour autant baisser les bras. La coordination des associations opposées au projet, l'Acipa, a ainsi annoncé hier qu'elle « utiliserait tous les moyens légaux pour que cette catastrophe économique et écologique ne soit pas réalisée ». « Par quel miracle cette absurdité a-t-elle été possible ? Par l'alliance contre-nature entre François Fillon [le Premier ministre] et Jean-Marc Ayrault [maire PS de Nantes] », explique l'Acipa. Les Verts de Loire-Atlantique et les Alternatifs, par ailleurs alliés du maire pour les municipales, ont eux aussi hier vivement réagi. « Quel financement pour cette infrastructure ? Quelle nécessité d'encourager le transport aérien, alors que le baril de pétrole atteint les 100 dollars ? », s'interrogent ainsi les écologistes. « La délicate question de l'argent pourrait très vite diviser les partisans du projet, et remettre d'actualité les solutions alternatives », sont d'ailleurs convaincus les Alternatifs.