Jacques Auxiette
Président (PS) du conseil régional.
Où en est le projet de « lycée international » qui doit voir le jour sur l'Ile de Nantes ?
L'accord de principe du recteur a été acté. Plusieurs sites potentiels sont aujourd'hui retenus, dont un - prioritaire - près de l'Hôtel de région. Le choix sera fait d'ici à juin, pour une ouverture en 2012-2013.
Quels seraient les enseignements prodigués ?
Ce lycée va développer des formations classiques, qui ouvrent à l'international (classes européennes, BTS Tourisme, secrétariat trilingue...). Et ce, jusqu'à la licence professionnelle.
Ce lycée aura-t-il d'autres particularités ?
Il pourra accueillir les enfants de cadres français partis travailler à l'étranger, et d'étrangers expatriés en France. Un accompagnement leur sera proposé le week-end et pendant les petites vacances. Ils n'auront ainsi pas à pâtir de la mobilité professionnelle de leurs parents.
Cet accueil ne se pratique-t-il pas déjà dans les lycées ?
Actuellement, c'est possible mais marginal. Et ce n'est pas affiché, à la différence de ce lycée international.
En quoi est-ce un projet important pour la région ?
Ce lycée n'est pas un hochet, mais un outil indispensable au développement économique et à l'ouverture internationale de la région. Nous n'en avons aujourd'hui aucun, alors que Rhône-Alpes en a deux. Cela traduit leur avance dans l'électronique et l'énergie atomique.
Quel sera son coût ?
Environ 40 millions d'euros.