Législatives: «Une surprise», espère le dernier des Mohicans PS en Loire-Atlantique

ELECTIONS Michel Ménard, seul député socialiste sortant qualifié pour le second tour des législatives en Loire-Atlantique, veut encore croire à la victoire dans la 5e circonscription…

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Michel Ménard est député de la 5ème circonscription de Loire-Atlantique depuis 2007.

Michel Ménard est député de la 5ème circonscription de Loire-Atlantique depuis 2007. — JACQUES DEMARTHON

Un miracle. C’est à peu près ce qu’il faudrait à Michel Ménard pour vivre un troisième mandat à l’Assemblée nationale. Qualifié pour le second tour in extremis avec 112 voix de plus que le candidat LR Frédéric Maindron, le député sortant PS a terminé très loin derrière la représentante de La République en marche, Sarah El Hairy (46 % des voix récoltées). Il est le seul socialiste à avoir décroché son ticket, alors que le PS détenait huit circonscriptions sur 10 en Loire-Atlantique.

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Pour 20 Minutes, il évoque sa situation avant le second tour de ces élections législatives mais aussi l’avenir du Parti Socialiste.

Comment abordez-vous ce second tour ?

C’est une nouvelle élection. Le but est de créer la surprise dimanche soir même si la barre est haute et que je ne pars pas favori. En tout cas, il faut mener le combat jusqu’au bout pour la victoire. On le doit à nos électeurs.

Il suffisait d’avoir l’étiquette de La République en marche pour obtenir un bon score

Étiez-vous déçu des résultats de dimanche dernier ?

Je crois surtout qu’il suffisait d’avoir l’étiquette de La République en marche pour obtenir un bon score puisque les électeurs veulent donner une majorité au président Macron. Ils n’ont pas voté en fonction de la notoriété des candidats ou encore selon la qualité de leur travail.

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Croyez-vous encore à la victoire ?

Oui ! Maintenant, il se pose une question pour les électeurs. Est-ce qu’ils veulent un parti unique à l’Assemblée ? Ou faire vivre la démocratie avec une vraie opposition avec des élus socialistes et des Républicains. Sinon, le président Macron pourra tout faire par ordonnance. Les députés ne feront jamais infléchir le gouvernement notamment sur les questions sociales.

Je crois que tout est à reconstruire. Nous [le PS] sommes en ruine

Comment voyez-vous l’avenir du PS après la Bérézina du premier tour ?

Je crois que tout est à reconstruire. Nous sommes en ruine. Mais, les idées socialistes sont toujours d’actualité maintenant il faut savoir quelle sera notre ligne politique. Je crois que des gens sont prêts à se réunir pour ça.

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Et vous, à titre personnel ?

Si je suis battu, je serais de nouveau à la disposition de l’Education nationale. Aujourd’hui, je suis encore en détachement de la fonction publique. Je ne pense pas reprendre mon métier de professeur des écoles puisque je n’ai pas enseigné depuis 1984. Mais, mon expérience de député pendant 10 ans pourra toujours servir. Aujourd’hui, ma priorité, ce sont mes assistants parlementaires que je vais devoir sûrement licencier la semaine prochaine.