Veolia à la Baule: Le maire revient dans le jeu et propose une société d'économie mixte

POLEMIQUE Veolia a obtenu un contrat de concession pour la gestion de la plage de Loire-Atlantique, sur une période de 12 ans...

J.U. avec AFP

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Un bar de plage à La Baule

Un bar de plage à La Baule — J. Urbach/ 20 Minutes

  • Le maire LR de la station balnéaire, Yves Métaireau, réagit après le tollé suscité par l'arrivée de Veolia
  • Il propose la constitution d'une société d'économie mixte dans le but d'«(apaiser) les tensions et les inquiétudes»

Il revient dans la partie. Le maire (LR) de La Baule, qui avait refusé en 2014 de reprendre la gestion de la plage, va proposer à son futur concessionnaire, Veolia, de constituer une société d’économie mixte locale, a-t-il annoncé mercredi. Une décision qui intervient après le tollé suscité par l’arrivée du groupe privé pour 12 ans, notamment chez les 35 commerçants de la plage qui dénoncent une « privatisation ».

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Les exploitants des clubs, écoles de voile et restaurants de plage redoutent en effet une augmentation de la surface des établissements imposée par l’appel d’offres et une hausse de la redevance annuelle. A cela s’ajoutent les frais de démontage des structures en application du décret Plage de 2006.

Souci d’apaisement

« L’inquiétude des professionnels est compréhensible, elle s’ajoute à celle de la ville car personne n’a intérêt à fragiliser encore plus le tissu économique de la commune et donc celui de la plage, un des atouts majeurs de la notoriété touristique de La Baule », souligne dans un communiqué le maire de la station balnéaire, Yves Métaireau.

« Dans un esprit d’apaisement et de conciliation nécessaire aujourd’hui, la ville proposera à Veolia de constituer une Société d’économie mixte locale (SEML) qui pourrait venir se substituer à la société filiale de Veolia pour cette délégation » provisoire de service public pour la gestion de la plage accordée par l’Etat, poursuit l’élu.

Limiter les hausses de redevances

Ce partenariat, que le maire souhaite « officiel, efficace, concret » et « accepté par toutes les parties prenantes », permettrait à la ville de « concourir aux dépenses de gestion, aux investissements et de limiter raisonnablement les hausses de redevances des exploitants, tout en recherchant l’équilibre économique et en réservant à Veolia une part d’activité dans laquelle elle souhaite s’investir », ajoute-t-il.

« Dans une exploitation commerciale cohérente, il ne peut y avoir des gagnants et des perdants », insiste le maire de La Baule, appelant Veolia et la préfecture de Loire-Atlantique à « accepter » cette « formule qui ménage les intérêts de tous » et « (apaise) les tensions et les inquiétudes ».