Le HBC Nantes, qui devra battre Saran ce mercredi soir à la Trocardière pour continuer à chasser le leader parisien en championnat, est entré dans la cour des grands (d’Europe) cette saison en participant pour la première fois à la Ligue des champions ( éliminé en 8e de finale par Paris). Le club nantais, arrivé dans l’élite en 2008, compte bien continuer à s’inviter à la table des grands d’Europe dans les années à venir. La stratégie sportive et financière de la direction du club est étudiée pour cela.

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Une notoriété médiatique croissante. A ce jour, le HBC Nantes a été diffusé 26 fois (beIN Sport) à la télé cette saison. Le chiffre devrait grimper à 31 (diffusions) en fin d’exercice (à titre comparatif, seulement 30 heures de direct en 2014). Au niveau de la presse et du Web, 875 articles ont par exemple été rédigés sur le HBCN entre le 16 mars et le 16 avril, ce qui équivaut à 2,824 millions d’euros de retombée médiatique en équivalent publicitaire sur cette période.

Le nouvel enjeu : attirer des marques grand public. A ce jour, le HBC Nantes peut se targuer d’avoir un financement privé à hauteur de 77 % (23 % de financement public) avec un peu moins de 300 entreprises partenaires. « Il faut maintenant qu’on aille sur des grands comptes », observe le président Gaël Pelletier. « Le HBCN est bien ancré à Nantes, poursuit Lionel Pouget, membre du directoire en charge de la communication. Mais c’est aussi devenu un vecteur de publicité nationale et internationale. Notre notoriété est aussi à l’échelle européenne. » Pour séduire des grands sponsors, le « H » doit jouer la Ligue des champions chaque saison. « Et si on n’y est pas une année, on doit s’inscrire comme un potentiel vainqueur de la Coupe EHF », estime Pelletier.

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Et pourquoi pas un naming au PSB ? Eté 2018, si les délais des travaux du palais des sports de Beaulieu (PSB) sont respectés, le HBCN devra quitter la Trocardière et revenir au PSB. « Le naming représenterait un levier de développement important dans notre recherche de sponsors majeurs », lâche Lionel Pouget. Pour rappel, le naming est la pratique qui consiste à renommer un stade de foot ou une enceinte sportive en lui donnant le nom d’un partenaire commercial. « C’est effectivement un levier à actionner, embraie le président du club. Nous n’avons néanmoins aucun candidat déclaré sur ce sujet-là. » A l’évocation de cette idée, la mairie n’a pas « sauté au plafond », mais n’a pas non plus fermé totalement la porte. Reste à savoir si le HBCN sera le seul utilisateur de cet équipement métropolitain…

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Un budget en nette hausse pour 2022. Le budget du HBC Nantes s’élève à près de 5 millions d’euros cette saison. Très loin du PSG (18 millions), mais à portée de Montpellier (6,5 millions). Pour 2022, le HBCN veut atteindre les 8 millions d’euros. Cet objectif ambitieux ne pourra être réussi qu’avec l’arrivée de nouveaux gros partenaires. Au HBCN, le défi économique est en lien (très) étroit avec le défi sportif.

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