VIDEO. Nantes: On a appris à déguster une tasse avec la présidente du club des buveurs de thé

TEA TIME L’association, basée à Nantes, regroupe une cinquantaine d’amateurs…

Julie Urbach

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Sylviane Brisson, présidente du club des buveurs de thé, à Nantes

Sylviane Brisson, présidente du club des buveurs de thé, à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Avant de la rencontrer, on pensait qu’il fallait juste agiter un peu et éviter d’oublier son sachet dans l’eau. Mais Sylviane Brisson nous a appris qu’il y avait autre chose que le Lipton au caramel dans la vie. Cette retraitée nantaise est depuis 13 ans la présidente du club des buveurs de thé, qui regroupe à Nantes une cinquantaine d’amateurs de cette boisson, et de tout ce qui s’y rapporte, de son histoire à la porcelaine. Elle nous a offert une tasse et des astuces pour l’apprécier.

Thé et vin, même combat. « Déguster le thé se rapproche de l’ œnologie, sans être obligé de recracher après », sourit Sylviane Brisson. On retrouve le même vocabulaire : long en bouche, notes fleuries, iodées, on roule le thé contre le palais… « Et il existe l’ivresse du thé, avoue la présidente. Il y a un côté euphorisant, qui peut provoquer des fous rires mémorables ! » Sachez que le mot « liqueur » désigne la couleur de la boisson dans la tasse.

On arrête le sucre et la boule. « Qui aurait l’idée de mettre du sucre dans un Bordeaux ? » Pas faux. Une fois cette question réglée, comment bien préparer son thé ? « Avec une eau de source, conseille Sylviane Brisson. Attention à la température, à 80°C certains vont cuire, d’autres à 60°C ne s’ouvriront jamais. » Exit donc l’eau bouillante et la boule à thé (préférez un filtre, qui se vend en supermarché), dans laquelle les feuilles sont trop serrées pour s’ouvrir. Sauf si elles sont déjà coupées, voire broyées (de moins bonne qualité). Enfin, veillez à bien respecter les temps d’infusion, par exemple entre 2 et 3 minutes pour un thé vert.

Illustration d'une théière
Illustration d'une théière - rex/SIPA

On cherche l’émotion. Qu’il soit rouge, noir, vert, bleu-vert, blanc ou jaune (les six couleurs du thé), le breuvage doit avant tout susciter du plaisir, estime la présidente de l’association. Avant de goûter, on respire l’odeur de ses feuilles, sèches puis infusées, comme ce thé japonais Sencha que nous avons siroté. « Ces senteurs d’iode et d’épinard nous envoient au bord de mer, on voyage… », assure Sylviane Brisson, qui ne boit jamais de thé parfumé.

On lave à chaque fois sa théière. Contrairement aux idées reçues, la recommandation est de « nettoyer soigneusement sa théière entre chaque utilisation », pour ne pas que le tanin se dépose et que les goûts se mélangent. L’idéal est d’en avoir une en porcelaine blanche, pour repérer les traces. « Moi j’en ai plusieurs dizaines, sourit Sylviane Brisson. Certaines d’entre elles sont poreuses et gardent en mémoire le goût ! »

Par contre, on peut réinfuser plusieurs fois son thé et c’est d’ailleurs conseillé si l’on veut apprécier les goûts, qui diffèrent au fur et à mesure.

Foire de Nantes

Le club des buveurs de thé, qui compte une cinquantaine de membres, sera présent à la Foire internationale de Nantes sur le thème du Japon, ce week-end. Au programme : cérémonie du thé, dégustation de matcha…