Dénicher une météorite est toujours un événement.
Dénicher une météorite est toujours un événement. - G. Clémençon/20 Minutes

Six lycéens nantais, quatre filles et deux garçons, en 1re scientifique ou terminale scientifique, s’apprêtent à partir au Chili pour chasser les météorites durant onze jours du 11 au 22 avril.

31 dossiers au départ, ils sont six à avoir été sélectionnés après la rédaction d'une lettre de motivation et d'une nouvelle, sur le modèle de Jules Verne, en espagnol.

Accompagnés de trois spécialistes, ces élèves nantais participent à l’expédition Atacama financée en grande partie par Nantes métropole pour un budget de 40.000 euros. Désert situé au nord-ouest du Chili, Atacama est réputé pour être un lieu où les météorites pullulent, comme l’explique le scientifique parisien Luc Labenne qui s’y rend chaque année : « Ce désert est particulier car il y a peu de précipitations, or les météorites craignent l’eau. Elles s’oxydent et se désagrègent en quelques dizaines d’années. » 


Loupes, 4x4, travail...

Résultat ? Certaines datent de centaines de milliers d’années et sont bien conservées grâce à cette pénurie d’eau. En général, « les plus intéressantes sont proches des roches terrestres et se repèrent grâce à des éclats de métal, des formes sphériques ou des cailloux douteux » précise le spécialiste Luc Labenne. Côté matériel, un 4x4, des loupes et de l’huile de coude. La vue et le toucher sont sollicités afin de dénicher la perle rare, l’occasion pour Elise Douaud, en 1ère S, « d’appliquer les notions et les méthodes que l’on a apprises au lycée. »

L’occasion aussi de visiter le télescope le plus grand au monde  ou de s’entraîner à parler espagnol. Une fois de retour, les six élèves devront rendre des exposés et les météorites seront analysées dans un laboratoire de planétologie et exposées au muséum d’histoires naturelles de Nantes. 

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