Il s’est posé vers 17h40 avec 89 passagers à bord. Pour la première fois, ce mardi, un avion Lufthansa a atterri à l’aéroport Nantes-Atlantique. La compagnie aérienne allemande a en effet décidé d’y ouvrir une ligne régulière vers Munich, à raison de six vols par semaine. Au moins 35.000 passagers sont espérés d’ici l’été.

« Lufthansa est un pavillon majeur en Europe, se réjouit François Marie, directeur de l’aéroport. Relier l’Ouest à l’Allemagne, premier marché économique européen, et au hub Lufthansa à Munich est également quelque chose de très important. » « La région nantaise est très dynamique. Elle était sur notre liste depuis plusieurs années. On est aujourd’hui convaincu que c’est le bon moment », justifie Michael Gloor, directeur France & Benelux chez Lufthansa.

Six nouvelles compagnies 

Outre Lufhansa, deux autres compagnies inédites font leur apparition à Nantes en 2017: Twin Jet depuis janvier avec un vol vers Metz-Nancy et, surtout, British airways à partir de ce mercredi avec une liaison vers Londres-Heathrow. Trois autres avaient fait de même en 2016 (Brussel airlines, Tassili airlines, Chalair), portant le total à 27 opérateurs. Autant d’arrivées qui confirment un peu plus le dynamisme d’un aéroport Nantes-Atlantique qui affichait déjà la plus forte croissance des aéroports régionaux français depuis cinq ans.

« Six nouvelles compagnies en moins deux ans, c’est beaucoup, observe François Marie. Ça montre que le marché aérien se porte bien et que le Grand ouest attire. On continue à se développer de manière équilibrée, le low-cost [50 % du trafic à Nantes] ne prend pas le pas sur les compagnies traditionnelles. » Et la stagnation ne semble pas pour tout de suite. « Compte tenu du nombre de voyageurs qui vont chercher un vol à Paris, le potentiel de croissance est encore très important », considère le directeur de Nantes-Atlantique.

Saturation surtout pendant les vacances

Les infrastructures de l’aéroport, dont on annonce la saturation depuis plusieurs années, sont-elles suffisantes pour accueillir ces nouveaux acteurs et le surplus de trafic qui va avec ? Oui et non. Les journées à « forte densité » (plus de 14.000 passagers) sont effectivement passées de 6 en 2011 à 151 en 2016, indique la direction.

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« Mais des liaisons régulières comme celles de Lufthansa ou British airways, pour nous, c’est l’idéal, nuance François Marie. C’est une croissance étalée tout au long de l’année. Ce sont les périodes de pointe, lors des grands week-ends et vacances scolaires, qui nous posent problème. Et heureusement, les vols charters, eux, diminuent. »