Nantes: La vidéoprotection devrait débarquer en 2018

SÉCURITÉ Un volume de 200 caméras est envisagé à l'échelle de l'agglomération nantaise...

Frédéric Brenon

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Un centre de supervision urbaine contrôlant des caméras de vidéosurveillance à Marseille.

Un centre de supervision urbaine contrôlant des caméras de vidéosurveillance à Marseille. — Anne-Christine Poujoulat afp.com

La maire de Nantes et présidente de Nantes métropole, Johanna Rolland, a livré ce mercredi des précisions quant au déploiement de caméras de vidéoprotection dans certaines communes de l’agglomération. La mesure, qui comptait parmi les promesses de campagne de l’élue socialiste, est réclamée avec insistance par l’opposition de droite.

Un groupe de travail réunissant neuf communes de la métropole (Nantes, Rezé, Saint-Herblain, Bouguenais, Sainte-Luce, Saint-Sébastien, Vertou, Carquefou et Thouaré) étudie depuis plusieurs semaines l’installation de caméras vidéo sur l’espace public. Leurs retours sont en cours d’analyse.

« Certains maires veulent se lancer, d’autres réserves encore leur réponse », indique Johanna Rolland. A Nantes, le déploiement de la vidéoprotection est prévu pour 2018.

Visionnées en temps réel

Un volume de 200 caméras vidéo devrait être installé à l’échelle de la métropole, « exclusivement sur l’espace public ». Les images seront regardées « le plus souvent en temps réel », mais « pas 24h/24 », par un centre de supervision métropolitain.

« Ce sera de la vidéoprotection active, explique Bertrand Affilé, maire de Saint-Herblain. Des opérateurs regardent ce qui se passe sur leurs écrans et, lorsqu’ils constatent quelque chose de suspect, ils peuvent zoomer, prendre des photos, puis, si besoin, prévenir les autorités. On augmente ainsi le nombre de flagrants délits. »

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Le financement du dispositif pourrait être partagé à parts égales entre la métropole et les communes.

« La vidéoprotection n'est qu'un outil parmi d’autres en matière de sécurité. Elle ne suffit pas, loin de là, à résoudre toutes les situations », considère Johanna Rolland.