Loire-Atlantique: Moins de morts sur les routes en 2016, mais la vitesse a augmenté

SÉCURITÉ ROUTIERE Le nombre de victimes d'accidents de la route a légèrement diminué en 2016...

Frédéric Brenon

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Un accident de la circulation (illustration)

Un accident de la circulation (illustration) — Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

Quelque 73 personnes ont perdu la vie sur les routes de la Loire-Atlantique en 2016, indique la préfecture. C’est dix morts de moins (-12 %) qu'en 2015, année noire où le département avait totalisé 83 tués. Pour autant, le bilan est encore bien supérieur aux années 2013 et 2014 (63 morts). Il est également bien loin de l’objectif préfectoral fixé à «  moins d’un mort sur les routes par semaine », soit 52 décès maximum.

La gravité des accidents progresse

La faute à un « relâchement des comportements individuels », surtout en ce qui concerne la vitesse au volant, estime la Ligue contre la violence routière. « Le nombre d’infractions de vitesse constatées par les radars fixes a doublé entre 2015 et 2016 en Loire-Atlantique selon les chiffres des services de l’Etat. C’est énorme ! Ces radars sont pourtant bien connus. Cela signifie que les conducteurs prennent plus de risques. Le taux de gravité des accidents, qui progresse, en est la démonstration. C’est une tendance qu’on observait déjà l’année précédente », s’alarme Claude Chabot, vice-président de la Ligue 44.

Hausse du danger en ville

Autre phénomène inquiétant : le nombre d’accidents mortels dans les agglomérations a plus que doublé (de 13 à 24), de même que les décès de piétons (de 6 à 14). « On roule probablement trop vite en ville. On a peut-être aussi moins de contrôles de vitesse. Il ne faut pas négliger non plus les conséquences de l’utilisation du smartphone, un problème qui devient majeur », s’inquiète Claude Chabot.

Heureusement, il y a aussi des bonnes nouvelles. Le volume global d’accidents est en baisse (-9 %), de même que le nombre de blessés (de 829 à 775, soit -6 %). Les décès de motards ou cyclomotoristes, d’ordinaire surreprésentés en Loire-Atlantique par rapport à la moyenne nationale, ont également diminué de 30 %.

« Continuer de mettre la pression »

« Bien sûr il faut lutter contre l’alcool, qui est un véritable fléau. Mais c’est la réduction des vitesses de circulation qui permettra de réduire le nombre de victimes, insiste Claude Chabot. Donc il faut continuer de mettre la pression sur les conducteurs en faisant plus de contrôles. Peut-être aussi en prononçant des condamnations plus exemplaires. » La préfecture, qui considère que la mortalité routière, « n’est pas une fatalité », dressera un bilan de la sécurité routière ces prochains jours.