Notre-Dame-des-Landes: Ayrault réclame (lui aussi) un démarrage des travaux

AEROPORT Bien que ministre des Affaires étrangères, l'ancien maire de Nantes pense toujours à Notre-Dame-des-Landes...

20 Minutes avec AFP

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NANTES, 01/04/2014 Retour de Jean Marc Ayrault, premier ministre à la gare de Nantes après son éviction de Matignon

NANTES, 01/04/2014 Retour de Jean Marc Ayrault, premier ministre à la gare de Nantes après son éviction de Matignon — Fabrice Elsner/20MINUTES

Relativement discret sur le sujet depuis son départ de Matignon il y a deux ans et demi, Jean-Marc Ayrault est sorti de sa réserve ce lundi pour réaffirmer son soutien au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et au démarrage des travaux.

« On arrive au bout des recours, y compris les procédures européennes. Il n’y a plus d’obstacle juridique et puis il y a eu un choix politique qui a été fait par le président de la République de consulter la population impactée », a justifié l’ancien maire de Nantes et actuel ministre des Affaires étrangères sur France Inter.

« La démocratie a parlé »

Le 26 juin, plus de 55 % des habitants de Loire-Atlantique se sont prononcés en faveur d’un transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes.

« Il y a eu une forte participation pour un référendum et il y a eu un vote qui est très net. Maintenant c’est l’Etat de droit qui doit s’imposer [...] Le droit a parlé, la démocratie a parlé », a ajouté Jean-Marc Ayrault.

Il y a quatre ans, l’échec de l’Opération César

Le Premier ministre, Manuel Valls, s’est engagé à lancer les travaux à l’automne. « C’est le ministère de l’Intérieur qui va gérer cette situation », a ajouté Jean-Marc Ayrault, deux jours après le rassemblement des opposants au projet qui a rassemblé entre 12.000 et 40.000 sur le site de la future zone aéroportuaire.

>> A lire aussi : Le démarrage des travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est-il imminent?

Pour rappel, Jean-Marc Ayrault était Premier ministre et Manuel Valls ministre de l’Intérieur lorsque la première tentative d’expulsion des Zadistes – la fameuse « Opération César » – avait été lancée à l’automne 2012. Un échec qui n’avait fait qu’abîmer l’image des partisans du projet et renforcer l’opposition.