Les plaidoiries de la défense se sont achevées hier soir avec celles des avocats d'Endel, dans le procès de la catastrophe du Queen Mary 2. Comme leurs homologues des Chantiers de l'Atlantique jeudi, ils ont plaidé la relaxe de l'entreprise qui avait conçu la passerelle effondrée et de ses quatre salariés, poursuivis pour « blessures et homicides involontaires ». Mais pas pour les mêmes raisons. « Endel a fait son travail », insiste Patrick Fizellier, avocat de la filiale de Suez. « Ce n'est que l'erreur d'affectation de la passerelle, destinée à l'embarquement de colis, qui ont conduit à cette situation aberrante. » Au passage, l'avocat réplique aux Chantiers de l'Atlantique, qui avaient indiqué jeudi qu'ils avaient « une confiance absolue » en Endel, « le meilleur spécialiste avec qui nous avions une relation historique ». « Ils nous faisaient confiance, et nous aussi étions en droit de le faire : on ne pouvait pas penser qu'ils allaient détourner la passerelle de son usage », assène Patrick Fizellier.
Le procès se termine ce matin, avec les plaidoiries de l'avocate des AGF, l'assureur des Chantiers de l'Atlantique. Le jugement devrait être mis en délibéré à février 2008.