Pays de la Loire: Le cannabis séduit de plus en plus les ados

SANTE Plus d'un mineur sur deux en a déjà consommé en Pays de la Loire...

Frédéric Brenon

— 

Un consommateur de cannabis à Paris (illustration) KAMIL/SIPA/1605150800

Un consommateur de cannabis à Paris (illustration) KAMIL/SIPA/1605150800 — SIPA

C’est, avec l’alcoolisation excessive, l’un des principaux sujets de préoccupation pour la santé des jeunes de Pays de la Loire. Parmi les substances psychoactives illicites, le cannabis est, de loin, celle qui est le plus souvent expérimentée par les moins de 18 ans, révèle une étude de l’Observatoire régional de la santé (ORS).

Ainsi, à 17 ans, plus d’un adolescent sur deux reconnaît en avoir déjà consommé ! Alors qu’il baissait au milieu des années 2000, le taux d’expérimentation a fortement augmenté entre 2011 et 2014, passant de 39 % à 51 % des jeunes de 17 ans. Le niveau d’expérimentation est même devenu supérieur à la moyenne nationale.

Ecart garçons-filles

Si la majorité des jeunes ne consomment du cannabis qu’épisodiquement, l’usage régulier subit, lui aussi, une nette progression depuis cinq ans, après avoir pourtant sensiblement diminué à partir de 2003. Environ 10 % des jeunes ligériens disent aujourd’hui fumer du cannabis au moins dix jours par mois et 4 % avouent en fumer quotidiennement.

>> A lire aussi : La police démantèle un «drive» de cannabis ouvert 7 jours sur 7

Autre constat relevé par l’ORS, l’usage du cannabis est bien plus fréquent chez les garçons que les filles et l’écart s’accentue. En 2014, 57 % des garçons de 17 ans avaient déjà essayé, contre 45 % des filles.

Ecstasy, poppers, cocaïne…

Hormis le cannabis, les drogues illicites les plus consommées par les ados de la région sont les poppers (8 %), dont certaines formes ne sont plus interdites au public, les champignons hallucinogènes (5 %), l’ecstasy (4 %) et la cocaïne (4 %).

Bien qu’en recul, l’expérimentation des poppers chez les jeunes e la région reste plus élevée que la moyenne française (8 % contre 5 % en France). De même, l’expérimentation d’autres produits à inhaler, comme les colles ou les solvants, est plus souvent déclarée par les jeunes de la région qu’au niveau national (8 % contre 4 %)