Six semaines avant la consultation par les urnes sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (le 26 juin dans toutes les communes de Loire-Atlantique), la coordination des opposants, qui regroupe une cinquantaine de collectifs et associations, a décidé de lancer la campagne en faveur du non. « Ce projet est inutile et nous appelons les citoyens à voter massivement non. Une victoire du oui serait dramatique. »

Un plan d’actions a été décidé pour « donner un maximum d’informations » au grand public. Un site Internet dédié à la consultation sera ouvert, une vingtaine de réunions publiques seront organisées. De nombreux tracts, affiches et vidéos seront diffusés. Des « surprises » sont également annoncées.

Convaincre les indécis

« Ce que l’on souhaite le plus, c’est intéresser les personnes qui sont indécises. On est capable de leur donner les réponses les plus claires et honnêtes possibles pour qu’ils puissent aller poser un bulletin dans l’urne en toute connaissance de cause », explique Jean-Paul Duguy, de la coordination. « Notre plus grande inquiétude, c’est l’abstention. Dans les cités populaires, auprès des personnes âgées, ça va être difficile », complète Dominique Fresneau, de l'Acipa.

Le budget de la campagne s’élève à 25.000 euros, somme que ne dispose pas encore la coordination des opposants. Un appel aux dons a donc été lancé.

La consultation jugée comme une «mascarade»

S’ils ont choisi, « après de nombreuses discussions », de ne pas boycotter le vote du 26 juin, les anti-aéroport ont toutefois rappelé qu’ils considéraient comme une « mascarade » cette consultation « organisée sans concertation », sur un « périmètre trop petit » et alors que les « recours juridiques ne sont pas épuisés ». Et ont fait comprendre qu’ils n’accepteraient pas le résultat du vote si celui-ci était favorable au projet.

« Quelle légitimité a cette consultation ? C’est un avis, rien de plus », considère Geneviève Lebouteaux, co-présidente du collectif des élus opposés au projet (CédPa). « C’est un enfumage de plus », déplore Jean-Paul Duguy. « Avec ou sans consultation, ce sera toujours non », résume un tract de la coordination.