Soixante-quatre ans après, Nantes a commémoré hier les bombardements du 16 et 23 septembre 1943, qui firent 1 463 morts et 2 500 blessés. Plusieurs cérémonies ont eu lieu dans la matinée et une plaque d'hommage aux victimes a été apposée cours Olivier-de-Clisson. « Il faut toujours garder à l'esprit ce tragique épisode de notre ville, estime Jean-Marc Ayrault. Cette plaque est le symbole de la reconnaissance morale du drame vécu par des milliers d'enfants. Ces bombardements furent un terrible prix à payer pour la libération du joug nazi, le 12 août 1944. » « Rien n'avait été fait pour honorer les victimes de ces bombardements, exprime Léone Chénard, à l'origine de l'existence de ce nouveau lieu de mémoire et dont la mère trouva la mort sous les bombes. L'oubli est enfin réparé, mais la plaie reste ouverte en moi à jamais. »
Le 16 et 23 septembre 1943, Nantes, jusque là relativement épargnée par les raids aériens, subit deux attaques des bombardiers américains qui cherchaient à atteindre le port. En tout, les bombes détruisirent par erreur plus de 700 maisons et immeubles, en particulier dans les quartiers Feltre-Calvaire, Gloriette, Decré ou Procé.