Segolène Royal le 6 avril. / AFP PHOTO / Eric FEFERBERG
Segolène Royal le 6 avril. / AFP PHOTO / Eric FEFERBERG - AFP

Si la population vote pour et qu'un aéroport voit le jour à Notre-Dame-des-Landes, l'équipement n'aura qu'une seule piste, au lieu des deux actuellement prévues. C'est en tout cas ce que prévoit Ségolène Royal. La ministre de l'Environnement a réagi ce mercredi, au lendemain de la publication d'un rapport d'experts, qui estime que le projet actuel est «surdimensionné».

«S'il y a décision de transférer (l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes), le rapport s'appliquera, je vous le dis. Ca sera en effet une seule piste. Ce n'est pas la peine de faire croire aux gens que ce sera autrement. 200 hectares seront rendus aux agriculteurs», a-t-elle déclaré.

Une double-lecture du rapport

Il y a deux mois, la ministre avait chargé trois ingénieurs généraux d'examiner les alternatives ou solutions «complémentaires» à ce projet d'aéroport, vieux de 50 ans. «Les différents scénarios étudiés se résument, après analyse critique, en un choix entre une modernisation de Nantes-Atlantique et un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes redimensionné à une seule piste au lieu des deux prévues», ont conclu les experts.

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Mais les lectures du document divergent. Matignon et plusieurs partisans au projet ont estimé pour leur part que cette étude validait «la pertinence d'un transfert». Quant à l'hypothèse de réduire le projet à une piste, les services du Premier ministre se sont interrogés sur sa «faisabilité juridique».

Des réactions des élus

Les propos de Ségolène Royal «sont très orientés», a jugé Philippe Grosvalet, président socialiste de la Loire-Atlantique, qui préfère se référer au Premier ministre, «beaucoup plus cohérent». «S'il doit y avoir un dialogue autour du dimensionnement, oui je suis ouvert, à la seule condition que cela ne retarde pas le dossier», a-t-il cependant ajouté.

«Je demande solennellement au Président de la République de mettre fin aux improvisations de Ségolène Royal et de tenir les engagements de l’Etat», a réagi le président de région Pays de la Loire Bruno Retailleau.

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