Ségolène Royal sur BFMTV le 17 mars 2016.
Ségolène Royal sur BFMTV le 17 mars 2016. - BFMTV

« Ce n’est pas aux membres du gouvernement de se prononcer », lâche Ségolène Royal. Les ministres n’ont pas à « donner des indications » sur ce que serait leur vote au référendum local sur le projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, a déclaré jeudi la ministre de l’Environnement sur BFMTV.

Interrogée sur les prises de position du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, favorable au projet, et du secrétaire d’Etat à la Réforme et à la Simplification, l’écologiste Jean-Vincent Placé, qui a annoncé qu’il appellerait à voter contre, la ministre a jugé qu’« On ne peut pas à la fois restreindre (la) consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n’est pas de ce département de Loire-Atlantique, commencer à donner des indications (de vote), surtout quand on est membre du gouvernement ».

« Ce n’est pas que ça me choque, mais c’est un peu incohérent »

Manuel Valls a indiqué mardi que le référendum aurait lieu « avant l’été, au mois de juin », et serait limité au seul département de Loire-Atlantique, un choix considéré par les opposants comme plus favorable à l’adoption du projet.

Interrogée sur les propos de Jean-Vincent Placé, Ségolène Royal a déclaré : « ce n’est pas que ça me choque, mais c’est un peu incohérent avec l’ordonnance », prise jeudi, prévoyant la consultation en Loire-Atlantique. « Ceux qui ne sont pas dans ce département normalement n’ont pas leur avis à donner », a-t-elle insisté.

Le ministre, qui était favorable à un référendum élargi aux départements limitrophes, a souligné qu’en tant qu'« organisatrice » et « médiatrice », elle devait « garder une attitude impartiale par rapport à cette question-là et faire en sorte que l’organisation de la consultation se fasse dans les meilleures conditions ».

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