Le public nantais.
Le public nantais. - JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Drôle de surprise pour le chauffeur du bus du FC Nantes à l’arrivée au stade de la Beaujoire, avant le match FCN-SCO (2-0) dimanche. Alors que la délégation nantaise n’était plus qu’à quelques centaines de mètres du stade, des membres de la Brigade Loire ont obligé le bus nantais à s’arrêter. Sans aucune agressivité, ces aficionados ont jeté des fumigènes et délivré un message à l’aide d’une banderole : « Vous avez une dette envers nous. » Les fans nantais ont voulu signifier aux Canaris qu’ils n’avaient toujours pas digéré l’élimination en quarts de finale à Sochaux et la gifle reçue à Rennes il y a une semaine.

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Les joueurs nantais ont tous évoqué cet épisode, après le succès face au SCO. « On a vu qu’ils étaient énervés après notre défaite à Rennes, raconte le double buteur du match, Emiliano Sala. C’était compréhensible. »

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Certains joueurs ont aussi remarqué les différentes banderoles déployées (« Nous n’oublierons jamais ces humiliations » et « On pourrait nous aussi vous lâcher ») et l’absence d’encouragements en Loire avant le coup d’envoi. « C’était difficile de passer à côté », a reconnu Guillaume Gillet.

Enfin, un tract a été distribué au stade avant la rencontre par la Brigade Loire. « La déroute de dimanche [à Rennes] a été vécue comme un affront. Le problème n’a pas été de perdre ce match. Le problème c’est que les joueurs n’ont absolument rien montré. Aucun orgueil, aucune combativité. »

Pour la première fois, dans ce communiqué, la BL a expliqué pour quelles raisons elle avait quitté le parcage à la pause à Rennes. « Quitter un stade en cours de match n’est pas dans nos habitudes. Mais, pour nous accuser de désertion, encore aurait-il fallu qu’il y ait eu combat. […] Nous n’attendons pas de plates excuses. Nous voulons des actes. Nous voulons des résultats. Nous voulons des joueurs qui ont de la hargne, de l’envie, de la fierté. »

« Les supporters attendaient une réaction de notre part, on a eu cette réaction », a conclu l’entraîneur Michel Der Zakarian, après le succès (2-0) des siens contre Angers.

 

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