Le milieu de terrain Guillaume Gillet.
Le milieu de terrain Guillaume Gillet. - SEBASTIEN BOZON / AFP

Guillaume Gillet est tombé amoureux de la Corse, Bastia le lui a bien rendu en ayant le coup de foudre pour lui. Mercredi soir (18 h 30), le milieu de terrain du FC Nantes retrouve Bastia, formation dans laquelle il a évolué toute la saison dernière, et Furiani, stade où il a enchaîné les matchs sans quasiment jamais fléchir (38 matchs dont 37 titularisations !).

Il voulait vraiment poursuivre en Corse, mais...

« C’est un peu comme ton ex-femme que t’as aimée qui revient à la maison, image Anthony, supporter bastiais. Ici, il n’a jamais triché. Il a tellement donné qu’on ne lui en veut pas d’être parti… » Ça tombe bien, lui voulait rester. « Il était même prêt à de gros sacrifices financiers », se souvient Julien Pernici, journaliste pour une radio corse. « Ça été très dur pour lui car il voulait vraiment rester », poursuit son ancien coéquipier et ancien partenaire de chambre Florian Marange. Bastia ne versera finalement pas à Anderlecht les 500.000 euros nécessaires pour lever l’option d’achat. « Ça a été une source de conflits entre la direction et les fans, peste Anthony. On n'a pas compris...»

Le joueur a marqué les esprits là-bas

Sur le terrain, sous le commandement de Makelele (viré en cours de saison) puis de Printant, Gillet brille. Les éloges pleuvent sur ses performances. « Régulier, toujours bon et toujours prêt à aller au combat, un joueur idéal pour un club, pas du genre à prendre la parole dans le vestiaire, mais à en imposer naturellement sur le terrain », selon Marange. « Un joueur de classe européenne, un milieu infatigable, qui symbolisait l’état d’esprit corse avec sa combativité. Peut-être un des meilleurs joueurs de Bastia depuis Essien [2000-2003] ! », pour Julien Pernici. Le technicien Ghislain Printant, remercié du Sporting fin janvier, n’a pas oublié ses mois de collaboration avec Gillet : « C’est un vrai compétiteur. Il ne m’a jamais déçu sur le terrain. Il était très complémentaire de Cahuzac au milieu. C’était une priorité pour moi de le garder. Si on avait pu l’avoir cette saison avec nous, il nous aurait rendu des services… »

Alors, des défauts quand même ?

Au-delà de ses qualités de footballeur, celles de l’homme n’ont pas laissé indifférents en Corse. « Il est simple, respectueux, gentil », estime Florian Marange, toujours en contact avec Gillet. « Il a été vite adopté à Bastia car il a rapidement compris la mentalité des sudistes, qui aiment chambrer », continue Ghislain Printant, qui avait apprécié à un arbre Noël du club que Gillet lui offre des spécialités belges. Et l’intéressé a-t-il quand même un défaut ? « Il est tellement nickel que je ne vois pas et que je n’ai même pas un dossier sur lui », répond Marange.

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Printant, lui, a décelé un petit point faible : « Un défaut de ses qualités. Il ne supporte pas de ne pas jouer. La seule fois où je l’avais mis remplaçant [à la Beaujoire au passage], il avait fait sa tête de cochon, sans dépasser le cadre. Je l’avais gentiment recadré… » Guillaume Gillet ne s’était ensuite jamais assis sur le banc en L1.

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