Quelque 300 personnes ont manifesté contre l'état d'urgence, ce samedi 20 février 2016 à Nantes.
Quelque 300 personnes ont manifesté contre l'état d'urgence, ce samedi 20 février 2016 à Nantes. - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Quelque 300 personnes ont participé ce samedi à Nantes à une manifestation contre l’état d’urgence qui s’est déroulée dans un climat tendu, mais sans véritables heurts avec les forces de l’ordre présentes en nombre, a constaté un photographe de l’AFP.

Les manifestants, qui répondaient à l’appel du collectif Nantes en résistance, ont défilé derrière une banderole affirmant « résistances aux états d’urgence » et une marionnette géante représentant un juge, avec « état d’urgence » inscrit sur fond bleu, blanc, rouge sur la robe. Aux cris de « état d’urgence, état policier, on ne nous enlèvera pas le droit de manifester », ils ont parcouru durant près de deux heures les rues de la ville.

Jets de peinture

Les participants, dont certains portaient des masques, de carnaval pour les uns, à gaz pour les autres, ont jeté sur leur parcours des poches de peinture sur plusieurs façades, visant notamment des banques, EDF ou encore le siège du PS. La façade de la mairie a été taguée et plusieurs panneaux publicitaires détruits.

 

A plusieurs reprises les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène ou de grenades assourdissantes pour contenir les manifestants dans un périmètre évitant l’hyper-centre de la ville. Mais il n’y a pas eu ni affrontement ni blessé.

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